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DW: en parlant de secte...

J: je vois où tu veux en venir. j'ai été élevé dans le milieu catholique, mais avec le fil du temps, je suis devenu athé. Pour moi la religion ne doit pas sombrer
dans le fanatisme, ni être un prétexte pour un conflit (ce qui va à l'encontre de sa fonction originelle). Je ne suis pas non plus anti-religion, c'est magnifique de
croire en quelque chose, tant qu'il n'y a pas de dérive. Cela s'applique aussi pour la politique et pour l'art (combien de prises de bec avec des "Über-
Cinéphiles"...)

DW: quoi d'autre encore?

J: le temps! Pour moi un facteur de stress, une frénésie face à cet élément que personne ne maîtrise.

DW: tu souhaiterais l'immortalité sur Terre? Un peu paradoxal quand même?

J: je n'irais pas jusque là. Au fur et à mesure que j'écris ma nouvelle, je me rends compte que mes idées sont rattrapées par la science. il sera bientôt possible
de compacter l'identité d'une personne, son "âme" sur disque-dur. Associé au clonage, on obtient l'immortalité...

DW: Parle nous un peu de ta nouvelle... (pub éhontée ohohoh)

J: très brièvement alors! Il s'agit d'un homme, amnésique, qui se réveille dans le dernier bastion de l'humanité, et qui devra rechercher qui il est, alors que les
anges et les démons, qui ont pactisé, se préparent à l'Apocalypse...

DW: et ça sera dispo quand?

J: vu comme c'est parti? Ca tiendra plus de l'anticipation que de la science-fiction!!

DW: je peux parler franchement?

J: va-y!!

DW: j'ai l'impression que derrière ces "beau discours" tout sirupeux se cache quelqu'un d'autre.

J: euh oui, c'est un peu vrai. Comme je le disais plus haut, dans la vie réelle, j'adopte (ou du moins j'essaye d'adopter) un mode de vie disons "politiquement
correct". Mais dans le monde virtuel, je suis comme Antigone et Créon, deux oppositions qui ne vont pas l'une sans l'autre. Regarder des films gore est un de
mes passe temps, comme dessouder de l'humain dans un jeu vidéo. Je fais bien la distinction entre le réel et le virtuel (d'ailleurs une simple goutte de sang
me fait tourner de l'oeil, alors que j'adore la trilogie de Romero).

DW: question cruciale: est-ce que tu t'apprécies?

J: oui et non. L'image que j'ai de moi est assez conflictuelle. Je sais que je peux passer pour un véritable dictateur en essayant d'imposer aux autres ma vision.
Je manque surtout de confiance en moi...

DW: et d'encouragements?

J: Surtout, et c'est au point de se demander si ce que je fais est bien ou pas, car des personnes de qui j'attends un geste ne se manifestent pas. Je pense que
tout effort, même s'il a abouti sur un travail qui ne nous plait pas, a le droit à des encouragements. J'en arrive alors à penser que mon travail est insatisfaisant.
En général, ce sont les femmes qui sont les moins avares en compliments et encouragements...

DW: sans doute qu'il y a moins de rivalité entre des personnes de sexe opposé...

J: oui, je crois que ce qui est flagrant quand on me connaît, c'est que je "voue un culte" (façon imagée bien évidemment) à la femme. Cette dernière a une place
très importante dans ma vie. Ces dernières ont toujours été pour moi des confidentes, des soeurs que je n'ai jamais eu, en complément de l'image maternelle
bien évidemment. A un point tel que je m'entends mieux avec elles, et que je peux tisser de véritables amitiés, contrairement aux hommes où il y a toujours eu,
"sauf minimes exceptions", des rivalités, contre lesquelles je ne pouvais pas lutter. Ces "combats de coq", pour savoir lequel est le plus fort, le plus populaire, le
plus érudit, ne sont pas en symbiose avec ce que j'appelle "l'amitié". C'est de eux que j'attends parfois des encouragements, et que j'ai eu finalement en retour,
parfois par pur orgueil, des critiques. Attention, je suis pas contre les critiques, surtout si elles sont argumentées et correctes, mais là ça tenait plutôt du
dénigrement. Alors j'agis de même désormais avec eux, et suis désormais avare en compliments. C'est très caractériel je sais, voire du "donnant donnant",
voila en quoi je prétextais ne pas être meilleur que les autres, mais c'est le plus souvent de la jalousie que je ressens en voyant quelqu'un être complimenté
parce qu'il a su, lui, se mettre en avant, et n'hésite pas à vous montrer alors par la suite sa supériorité, pour mieux vous écraser...

DW: Je comprends, "pourquoi eux et pas moi?", tout simplement parce qu'ils se mettent en valeur, chose que tu n'aimes pas faire.

J:oui, c'est un cercle vicieux: si je ne suis pas satisfait de mon travail parce que je n'ai pas de retour, je n'aurai pas envie d'en parler...

DW: Dernier point: la phrase "c'est de la merde!", qui je sais te fait à chaque fois tressaillir dès qu'on parle d'autre chose que de la matière fécale...

J: C'est vrai. je considère cette phrase comme dénigrante, peu reluisante. J'ai l'impression que mon interlocuteur a un vocabulaire peu développé, qu'il est
prétentieux, irrespectueux de l'oeuvre, des goûts de la personne à laquelle il s'adresse ("si j'aime c'est que je dois être coprophage"), et la plupart du temps il n'y
a pas d'argumentation (car ne maîtrise pas le sujet)...Bref, la discussion devient stérile. La véhémence dont certains font preuve pour fustiger une oeuvre me
parait parfois incompréhensible. Pourquoi tant de haine? L'oeuvre les a tabassé, elle leur a craché dessus? Quand je demande aux personnes concernées si
elles parleraient de la même façon devant l'auteur, la réponse est catégorique: non. Alors il faut en déduire que c'est là une manière lâche, imbécile,
prétentieuse, qui gagnerait plus en profondeur et en sévérité (puisqu'après tout, l'auteur de ses propos se discrédite lui même) sans pour autant bercer dans la
vulgarité. je peux concevoir cependant qu'on puisse réagir ainsi devant une oeuvre qui porte préjudice à une minorité, qu'elle soit ethnique, religieuse, etc...Mais
même là, une phrase bien assassine et cinglante peut avoir plus d'impact que de simples jurons.

DW: Et bien voilà mon cher moi, je crois que nous avons fait le tour. un dernier mot pour la fin.

J: mot!! Tudum poum... Non je ne sors pas j'assume!! ^^.. . Et bien je me pose encore des questian quant à cette interview, comment elle sera perçue...Il s'agit
simplement de faire connaissance, de pousser des petits coups de gueule qui n'ont pas la prétention de changer la face du Monde, en espérant que le
message soit bien retranscrit. J'espère juste que, comme dans la vie réelle, les gens ne s'arrêtent pas à l'apparence ou à la première impression (l'utra-timidité
joue parfois en défaveur de son hôte), ni même qu'il s'agit là d'un étalage de vanité (loin de là). J'ai conscience que j'ai un sale caractère, essayant parfois de
moduler les gens en fonction de mon desiderata, mais au fond je suis pas méchant, juste un peu ch*** sur les bords ^^.

DW: merci à toi.

J: merci (bon je me demande qui a bien pu lire ça jusqu'au bout et ne pas me trouver à moitié frapadingue!! ^^).