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DarkWolf
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MessagePosté le: Jeu Nov 17, 2016 8:29 am    Sujet du message: SPRING Répondre en citant

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SYNOPSIS : Une jeune tête brûlée quitte les États‐Unis et part s'installer en Italie où il fait la rencontre d'une "créature" de rêve...

AVIS : grosse grosse grosse claque que ce "Spring", réalisé par le duo Justin Benson et Aaron Moorhead, déjà auteurs de films moins punchy comme "Resolution" ou "V/H/S Viral".

Ils abordent ici une sorte de mythologie, une histoire d'amour entre un homme et une femme, quasi impossible car un des deux n'est pas (ou plus) humain. Si les plus fleur bleue penseront à "La belle et la bête", pour moi c'était plutôt "La Mouche" de Cronenberg, pour certains points (approche scientifique, la dégénérescence morphologique, la fécondation, etc.).

"Spring" se pose en Italie, où la majeure partie du film s'y déroule. On a droit aux endroits les plus glamours, les plus romantiques, à savoir Poligano a Mare et Conversano, deux villes à l'architecture atypique, véritables cartes postales magnifiées par les deux réalisateurs, avec des plans filmés via des drones à vous donner le tournis (celui le long des falaises est majestueux). L'architecture choisie n'est pas anodine, elle dessert bien évidemment visuellement le film et sa trame romantique, mais appuie aussi le côté ancien (et ses fameuses ruines visitées à un moment), renvoyant à la "malédiction" séculaire d'un des personnages.

Parlons en de cette "malédiction". Ici, on opte pour une révélation plutôt rapide des symptômes de Louise. Alors que d'autres films auraient tenté de cacher la créature, de jouer la carte du mystère, de taper en plein trip horreur, Renson et Moorhead se débarrassent rapidement de tout le tralala horrifique inhérent au genre pour l'englober et le lisser tout le long de la romance entre Louise et Evan. Et ils le font bien, car non contents d'avoir une créature visuellement flippante (H.P. Lovecraft aurait validé à 200% son design) ils savent la rendre complexe d'un point de vue psychologique, et arrivent à provoquer l'empathie (formidable scène dans l'église).

Et cette empathie est aussi desservie par une véritable alchimie entre les deux personnages principaux, incarnés par Lou Taylor Pucci ("Evil Dead" de 2013) et Nadia Hilker ("Collide"). On croit dur comme fer à cette histoire, entre Evan et sa fuite éperdue et son amour passionnel pour Louise, elle plus dans la retenue, mais ne pouvant pas freiner ses pulsions. Une très belle histoire d'amour, touchante, maîtrisée, et disposant d'un final au fort potentiel lacrymal (tout comme le début, où comment rougir des yeux en seulement quelques minutes).

Outre nos deux acteurs, le film dispose aussi d'un personnage des plus charismatiques, il s'agit d'un vieil italien, vivant seul, campé par Francesco Carnelutti. Son personnage, véritable Ritalien, est "bellissimo". Chacune de ses répliques, de ses apparitions, amène un vent de fraîcheur, de gaîté, d'humour, de pertinence. Il saura aussi, le temps d'une courte scène nous émouvoir le plus naturellement possible.

Face à tant de qualités (auxquelles viennent se greffer un excellent score audio et une photographie du même acabit), il est difficile de ne pas craquer pour ce film, cassant les clichés du genre (on pense à un film d'horreur, mais elle est reléguée au second plan) pour nous proposer une histoire d'amour originale, touchante, et surtout amenant une touche de désappointement. On souffre pour chacun des personnages, on ressent leur douleur (qu'elle soit psychologique ou physique), et on est surpris par l'orientation prise lors de certaines scènes, où généralement....vous savez quoi....

Rires, larmes, peur (...mais une belle peur), c'est un maelstrom émotionnel. Comme ces plantes dont le cycle de vie évolue via la présence de Louise, on vit un grand moment de poésie où se côtoient la vie, l'amour et la mort.

17/20
_________________
Cogito Lycanthropus ergo sum Lycanthropus.

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