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:: THE MAN IN THE HIGH CASTLE ::

 
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DarkWolf
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MessagePosté le: Jeu Juil 27, 2017 9:08 am    Sujet du message: THE MAN IN THE HIGH CASTLE Répondre en citant

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SYNOPSIS : Les Américains ont perdu la Seconde Guerre mondiale et l’Amérique est désormais partagée entre l’Empire du Japon et l’Allemagne Nazi. En 1962, un groupe de résistants cherche à envoyer de précieux vieux films dans la zone neutre, mais les transporter coûte la vie de beaucoup de monde. Après près de deux décennies de cohabitation entre les deux grandes puissances, les rumeurs persistantes rapportant la santé déclinante du Führer laissent présager l'arrivée d'une période de troubles...

AVIS : Coup de maître! Amazon, producteur de cette série, a réussi l'impensable, adapter sur petit écran la nouvelle de Philip K. Dick.

Un exercice limite casse-gueule, rendu possible grâce au showrunner Frank Spotnitz.

Il faut dire que les moyens mis en œuvre sont impressionnants, que ce soit le casting, les décors, l'intrigue la mise en scène, c'est un quasi sans-faute.

Dès le début, on est happé par cet univers uchronique, pas si différent de ce qu'on a pu voir sur la seconde guerre mondiale en temps d'occupation, sous le régime nazi.

Ici, c'est transposé admirablement dans une autre époque (les années 60), dans un autre continent (majoritairement les États-Unis d'Amérique), mais le contexte est le même, à savoir une résistance faisant front contre l'ennemi, à la petite subtilité près que les japonais sont aussi les grands vainqueurs de cette seconde guerre, et se partagent les États-Unis avec l'Allemagne.

L'intrigue s'attache donc à plusieurs personnages, dont Juliana Crain, en couple avec un ouvrier juif, et dont la demi-sœur va se faire abattre sous ses yeux par une milice nippone.

Ces événements vont la plonger dans le monde de l’espionnage, de la résistance, mais surtout dans un profond questionnement, une fois qu'elle aura mis la main sur un mystérieux film, montrant les alliés en train de gagner la guerre. On sent alors que le film ne propose pas seulement une uchronie, mais joue aussi avec des éléments liés au fantastique, ou à la science-fiction.

Mais honnêtement, cet aspect n'était pas nécessaire tant cette reconstitution se suffit à elle-même pour donner un spectacle de qualité. Dès le second épisode, on se mord les doigts avec un suspens interminable, on est en réelle empathie avec des personnages magnifiquement déployés, et aucun ne peut nous laisser indifférent, on se prend à craindre le pire pour certains et souhaiter la mort d'autres.

C'est donc là un immense travail d'acteurs, tous étant au sommet de leur interprétation. On commence avec l'immense Rufus Sewel, très bon acteur disparu pendant un certain temps du grand écran (après le magistral "Dark City"), dans le rôle du Obergruppenführer John Smith : inquiétant, hypnotisant, un personnage montré sous de multiples facettes, bien loin du méchant 100% détestable, Sewell jouant sur la nuance, et son personnage avec sa vie familiale à côté offre un panel d'émotions conséquent. Nan, le titre de pire salopard revient à Joel de la Fuente : lui, vous allez le haïr, haïr quelqu'un comme c'est rare de le faire.

Et puis, il y a les autres personnages, comme Alexa Davalos, très belle jeune femme, en plein milieu de cette crise. Un personnage clé, magnifiquement interprété. Idem pour son compagnon, Rupert Evans, à la furieuse ressemblance avec Brad Pitt, à plus d'un point (physique, mais aussi jeu d'acteur).
D'autres mentions honorables pour Luke Kleintank, belle gueule d'amour cachant bien son jeu, ou encore l'impressionnant Cary-Hiroyuki Tagawa, mondialement connu pour jouer les méchants dans beaucoup de films bis durant les années 90, et ici dans un rôle clé. Un plaisir de le revoir, et surtout d'apprécier son personnage torturé.

En dehors du casting, le souci du détail donne le vertige. Imaginer l'architecture dans les années 60 sous l'emprise nazi n'était pas une mince affaire, mais les différents bâtiments, et surtout par la suite la vision de Berlin explosent la rétine. On s'en prend vraiment plein la face.

Mais tout cela ne serait rien sans une intrigue solide. Et de ce côté, c'est un carton plein. Chaque arc narratif est finement structuré, s'emboîte avec les autres à la perfection, noue l'intérêt de toujours vouloir en savoir plus, sur ces fameux films, sur la résistance, et même sur certains nazis, le comble.

Seule crainte, le départ de Frank Spotnitz, remplacé par Eric Overmyer en tant que Showrunner. La transition s'est faite sans douleur durant les deux saisons disponibles. On souhaite de tout cœur voir la suite, en croisant les doigts qu'elle soit d'aussi bonne qualité. On est pas loin du culte!















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