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Tout d'abord, et comme le font souvent certains puristes avec véhémence, il faut
rappeler que le terme "manga" correspond à la bande dessinée japonaise, qui se
retrouve le plus souvent déclinée en version "animé" (l'inverse est aussi vrai), autrement
dit une version télévisée. En France, l'animation japonaise a percé assez tardivement, et
son débarquement ne s'est pas fait sans heurts (cf les "japoniaiseries").

Petit historique: le manga, et la japanim', ne sont pas des phénomènes récents au
Japon. Sa figure emblématique est Osamu Tezuka, père du "roi Léo" (qui inspira Disney
pour son "roi Lion"), Astro, etc... Là-bas, le manga, et l'animation, sont un marché
essentiel. Les mangas (imprimés sur du papier de faible qualité) sont une des
principales lectures des étudiants ou salariés lors de leur trajet en bus ou métro. les
chaînes japonaises diffusent bon nombre de séries, avec des horaires adaptés au
thèmes abordés, et formatés selon un nombre bien défini (en général 13 à 26 épisodes
pour une saison).
Actuellement, le nombre de mangas publiés, de séries télévisées, d'OAV et de films
atteint un chiffre conséquent, mais le qualitatif ne rejoint pas souvent le quantitatif. Il faut
aussi constater que ces médias ne sont pas réservés aux plus jeunes, premier préjugé
qui nous vient à l'esprit quand on parle de bande dessinée ou dessin animé (chez nous
plus destiné à un jeune public). On retrouve de tout au niveau des créations japonaises:
du polar, du fantastique, du comique, du mélodrame et bien évidemment de l'érotique
voire du pornographique.

En France, les séries "pionnières" furent Candy, Albator, Goldorak et quelques autres,
diffusées dans "Récré A2", pour obtenir un vif succès. La seconde vague fut générée
par feu "le club Dorothée", qui se transforma en véritable tsunami. Fer de lance de cet
engouement, Dragon Ball Z de Akira Toriyama, mais aussi Les chevaliers du zodiaque,
Ken le survivant, Nicky Larson...
Le gros problème était que bon nombre de ces séries étaient plutôt orientées pour un
public averti, et ont donc subi bon nombre de coupures, de censures, en plus des
traductions hasardeuses et de la "francisation" de certains noms, pour correspondre
avec un programme digne de nos chères têtes blondes. Ryo Saeba devient Nicky
Larson, et n'invite plus ses clientes à passer une nuit à l'hôtel, mais à se faire un resto
végétarien. Ken le survivant voit ses scènes ultra-violentes supprimées (les explosions
et découpages de corps), et se voit même affublé d'un doublage complètement décalé
(mais si hilarant, avec le "Nanto" de fourrure ou l'"Hokuto" de cuisine). Ces séries, à la
violence assez prononcée, et ceux malgré les censures, ont bien évidemment fait réagir
les parents. La presse s'est aussi emparée du phénomène pour diaboliser et
généraliser, et ainsi ternir l'image de la japanim. Et ce n'est pas la sortie sur le marché
des premières cassettes estampillées "Manga Video" qui allait changer la mise, avec
une intro clipesque sur fond de Sepultura, alternant gore et sexe via des extraits
d'Urotsukidodji, Cyber City, Devilman, etc...
Mais depuis un certain temps, les choses semblent avoir changé. Le public a découvert
(très tardivement) l'oeuvre des studios Ghibli, avec à leur tête le maître Hayao Miyazaki,
et a pu découvrir un autre pan de la japanim', qui lorgne plus vers le poétique, vers la
fable. Des films comme "Princesse Mononoke", "mon voisin Totoro", "Porco Rosso" ont
alors été plébiscité par le public et les médias. Un juste retour de cause. La culture
"manga" a aussi envahi les mondes de l'habillage, de la papeterie, de la publicité, de la
musique, des jeux video et de l'industrie cinématographique (Matrix, le 5ème
Élement,...).

Comment reconnaît-on le style manga? Dans la quasi-majorité des cas, les
personnages ont des yeux énormes, qui reflètent selon les japonais l'âme humaine. La
morphologie des personnages est le plus souvent longiligne, dépourvue d'un masse
musculaire impressionnante (par rapport aux comics américains), compensant souvent
par des pouvoirs surnaturels, ou des aptitudes au combat très développées. Ils sont
pour la majorité jeunes, en pleine crise d'adolescence, à l'aube du passage au monde
adulte, des premiers émois amoureux, de la rigueur professionnelle (reflet de leur
propre société). Les jeunes filles arborent des coiffures multicolores (qui peuvent aller
du bleu au rose, en passant par le vert).
Au niveau du contexte, on retrouve les chambaras (avec les ninjas, les combats au
katana, comme dans kenshin, Ninja Scroll, Samourai Deeper Kyo...), l'Heroic Fantasy
(Chroniques de la guerre de Lodoss, Orphen, Bastard...), le monde actuel (Juliette je
t'aime, Slam Dunk, GTO...) et bien évidemment le futur (AD Police, Bubblegum Crisis,
Kiddy Grade, Silent Moëbius...).
Un thème récurrent: l'apocalypse, suite à Nagasaki et hiroshima, que l'on peut retrouver
dans pas mal d'oeuvres (Akira, Gunnm, Dragon Head,...).
LES MAITRES:

Ozamu TEZUKA (considéré comme le père
du manga)



Isao TAKAHATA (cofondateur des studios
Ghibli, et réalisateur du bouleversant "Le
tombeau des lucioles")


Hayao MIYAZAKI (fondateur des studios
Ghibli, et réalisateur de "Nausicaä", "Totoro",
"Mononoke Hime","Sent No Chihiro"...)


Mamoru OSHII (génial réalisateur à qui on
doit la superbe adaptation de Ghost in the
shell, d'après le manga de Shirow, de la
saga Patlabor, et du film live Avalon)


Rintaro (Alexander, Metropolis, X, Kamui,...)


Katsuhiro OTOMO (mangaka d'Akira, et aussi
réalisateur du film éponyme. A contribué
aussi sur Metropolis, Memories, Manie
Manie, etc...).

Yoshiaki KAWAJIRI (mon préféré, d'une part
pour son chara-design atypique, qui se
dénote de la norme, et par le rythme qu'il
arrive à insuffler à ces métrages. Son chef
d'oeuvre reste pour moi Vampire Hunter D
Bloodlust, suivi de très près par Wicked city
et Cyber City)
LES COMPOSITEURS:

Yoko KANNO (Cowboy Bebop,
Escaflowne, Macross+, Please
save my Earth, Ghost in the
shell stand alone complex,...).


Kenji KAWAI (compositeur
attitré d'Oshii: Ghost in the
Shell, Patlabor, Innocence . A
aussi travaillé pour le cinéma,
(Dark Water, Ring Avalon,
Princess Blade...)).


JOE HISAISHI (compositeur
attitré de Miyazaki, mais aussi
de Kitano. A lui aussi travaillé
pour le cinéma (le petit Poucet
et bien évidemment les films de
Kitano)).